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Justice asphyxiée, tous concernés : retour sur l'action du 14/11

La place Poelaert a accueilli ce vendredi 14/11 un large rassemblement de professionnel·les du monde judiciaire, venu·es exprimer leur inquiétude face au manque persistant de moyens dont souffre la justice belge. Magistrat·es, greffier·es, avocat·es, traductrices, traducteurs et interprètes juré·es : près de 500 personnes ont répondu à l’appel pour dénoncer une situation jugée alarmante.

Dans une ambiance à la fois engagée et solennelle, nos collègues Viktorine Brimeyer et Thierry Dachelet ont pris la parole pour rappeler, avec conviction, l’urgence d’un soutien réel et durable au secteur.

© Belgaimage

En Belgique, ce sont les traductrices, traducteurs et interprètes jurés qui garantissent chaque jour l’accessibilité linguistique indispensable au bon fonctionnement de la justice. Notre travail, souvent invisible, permet pourtant à chacun·e de comprendre une procédure, d’exercer ses droits et de participer pleinement à son propre procès.

Malgré notre rôle essentiel, nous continuons de faire face à un manque de reconnaissance et à des conditions de travail fragilisées par le sous-financement chronique et structurel du système judiciaire, aggravé par des retards de paiement récurrents. 

Les interventions ont unanimement souligné qu’un refinancement substantiel n’est pas une option, mais une nécessité.
Si les mesures récemment évoquées par la ministre de la Justice vont dans la bonne direction, elles demeurent insuffisantes au regard de l’ampleur des besoins.

Le monde judiciaire appelle désormais à un plan solide et durable, capable de remettre la justice au centre de l’État de droit : une justice rapide, indépendante, compréhensible et réellement accessible à toutes et tous, quelle que soit la langue parlée.

   

 

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