Le Conseil Supérieur des Indépendants appelle à une action urgente face aux retards de paiement du SPF Justice
Communiqué de presse de l'UPTIJ portant sur l'avis du CSIPME sur les retards de paiement du SPF Justice des traducteurs / interprètes jurés.
À l’initiative de l’Union Professionnelle des Traducteurs et Interprètes Jurés (UPTIJ), le Conseil Supérieur des Indépendants et des PME (CSIPME) a émis, le 2 décembre 2024, un avis urgent concernant les retards persistants de paiement des prestations du SPF Justice. L’UPTIJ, qui se mobilise activement depuis octobre pour inscrire ce problème à l’agenda politique, souligne la gravité de la situation. Le CSIPME regroupe des représentants de tous les secteurs des indépendants et des PME, formant ainsi un interlocuteur privilégié pour le gouvernement.
Le Conseil Supérieur demande que le SPF Justice remédie de toute urgence au problème des retards de paiement affectant les traducteurs et interprètes jurés ainsi que les experts judiciaires. Ces professions, d’utilité publique, sont essentielles au bon fonctionnement de l’État de droit et méritent respect et reconnaissance pour leur contribution.
Depuis octobre 2024, de nombreux traducteurs et interprètes jurés font face à de graves difficultés financières en raison de retards significatifs dans le paiement de leurs services par le SPF Justice. Le CSIPME souligne que la situation est intenable. L’avis met en lumière les conséquences très préjudiciables de cette situation pour les traducteurs et interprètes jurés, qui exercent en tant qu’indépendants et dépendent largement de ces revenus. À long terme, le problème chronique des retards de paiement constitue une menace réelle pour l’attractivité de ces professions.
Le Conseil Supérieur demande instamment au gouvernement, y compris en affaires courantes, de prendre des mesures immédiates, telles que :
- Une action immédiate, avec la mise à disposition rapide de moyens supplémentaires pour le SPF Justice.
- Des mesures temporaires d’urgence, incluant un report automatique de quatre mois pour le paiement des impôts et cotisations sociales.
Par ailleurs, le Conseil Supérieur souligne la nécessité d’une revalorisation des tarifs appliqués aux traducteurs et interprètes jurés, ces derniers ne reflétant plus la réalité économique.
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